Le diabète se définit par une augmentation du taux de sucre dans le sang, la glycémie.

 

A jeûn, pour une personne standard, elle se situe entre 0,8 et 1g/l. La glycémie est régulée une hormone, l'insuline, sécrétée par le pancréas.

Il existe deux sortes de diabète :

- l'un, le diabète insulino-dépendant, apparaît dès l'enfance, car il est d'origine génétique. Le pancréas ne peut fabriquer assez d'insuline ; il faut donc en fournir au corps par des injections. Le traitement n'est que médical. La naturopathie ne peut qu'accompagner et soutenir.

- l'autre, le diabète dit gras, ou floride, ou non insulino-dépendant, survient généralement chez des personnes bien en chères, qui ont abusé de nourritures grasses, et dont le pancréas, fatigué, ne parvient plus à fournir assez d'insuline.

     Le diabétique doit être suivi régulièrement pour vérifier la prise de poids, son taux de glycémie et d'HbA1c. Le dosage de l'hémoglobine glycquée est le meilleur indice de surveillance du diabète et de l'efficacité des traitements anti-diabétiques. Elle évalue la glycémie moyenne des 2 à 3 mois précédant le dosage. C'est donc un indice rétrospectif et cumulatif de la glycémie, la mémoire du contrôle glycémique (le taux de glycémie informe sur le taux de sucre au moment de la prise de sang). On peut ainsi évaluer l'efficacité du traitement et des risques de complication. Chez une personne sans trouble de la glycémie, l'HbA1c se situe entre 4 et 6 %.

Les complications peuvent être : risque d'infarctus, troubles de la vision, accident vasculaire, maladies rénales, amputation, etc...

L'alimentation est un traitement au même titre que l'activité physique régulière.

La naturopathie, et en particulier la phytothérapie, accompagnera la consultant diabétique (type II), pour une modification et une éducation alimentaires et donc perte de poids.

Remettre toute la place aux légumes, légumineuses et fruits (pas trop sucrés, tels que les myrtilles, les airelles, les mures) en limitant sucres rapides (que l'on retrouve également dans les fruits, les produits laitiers, le miel...), féculents (qui sont des sucres), viandes, charcuteries, pâtisseries, graisses, alcool, et tabac ; et faire une cure de jus de citron (dans la journée et plus particulièrement le matin à jeun pour détoxifier l'organisme).

Surveiller les quantités de sucre ingérées, en répartissant les nutriments dans la journée pour éviter les pics de glycémie.

L'avis d'un diabétologue ou nutritionniste sera à prendre pour cela.

Une étude a été menée par un groupe de chercheurs de l’INSERM, de l’INRA, de l’Université de Toulouse et de Toronto. Ils ont montré que le resvératrol relance l’activité des mitochondries, ce qui accroît votre sensibilité à l’insuline. 1.
Le resvératrol agit également sur les intestins en diminuant l’inflammation et en restaurant la flore intestinale – c’est un prébiotique. Ce double impact permet de corriger les problèmes à l’origine du diabète et de l’obésité.
Par ailleurs, le resvératrol réduit les niveaux de différents marqueurs du risque de maladies cardiovasculaires, ce qui est particulièrement important avec le diabète.

La phytothérapie aidera à réguler à la glycémie et pourra suffire si le régime alimentaire combiné à la perte de poids est suivi correctement.

Plusieurs plantes peuvent être indiquées : la laitue, l'ortie, l'oignon, la bardane, le fénugrec, etc...

En gemmothérapie, nous utiliserons le macérât glycériné d'OLIVIER qui exerce une action hypoglycémiante (qui aiderait également à la baisse du cholestérol et de la tension artérielle, souvent liés à l'obésité ou au surpoids), tout comme celui d'ERABLE CHAMPETRE.

Des graines germées de FENUGREC à consommer le plus régulièrement possible pour son action hypoglycémiante, tout comme le NOPAL et la MYRTILLE.

Nous conseillons donc, en plus de la modification de l'alimentation (énoncée plus haut) et un suivi régulier, ainsi que la reprise d'une activité physique régulière :

- prendre un complément alimentaire de CHROME (granions), 1 le matin à jeun, pour améliorer la sensibilité à l'insuline.

- Consommer 2 à 4 noix tous les soirs. Elles sont de bons protecteurs contre l'arthérosclérose.

- Consommer le plus possible d'oignon et d'ail, si possible crus.

- une infusion de SUREAU NOIR, REINE DES PRES, FRENE et BRUYERE sera l'idéale pour leurs actions diurétiques et drainantes (compte tenu du surpoids et des toxines à éliminer). De 3 à 5 tasses par jour.

- prendre 50 gouttes 2 fois par jour de Macérât Glycériné d'OLIVIER, 2 gélules de FENUGREC le matin et 2 gélules de BARDANE au coucher, pendant trois mois ; suivi d'une autre cure de 50 gouttes de Macérât Glycériné d'ERABLE champêtre 2 fois par jour, 2 gélules de MYRTILLE et 2 gélules d'EUCALYPTUS au coucher pendant 3 mois. Reprendre la première cure puis la seconde, ce qui fait 2 cures de chaque par an.

- Glucoratrol (produit à base de resvératrol ciblé pour le diabète et le maintien de la glycémie), 1 capsule matin et soir, 30 minutes avant les repas.

- Préférer un régime alimentaire riche en huile d’olive, pauvre en graisses saturées, modérément riche en hydrates de carbone et en fibres solubles provenant des fruits, des légumes verts, des légumes secs et des céréales, constituerait le choix alimentaire le plus efficace pour les sujets diabétiques.

- Epicer les plats !

Notamment avec la cannelle, qui améliore la tolérance au glucose et interfère avec l’élaboration des produits de glycation, réputés endommager la paroi des vaisseaux sanguins. Cette propriété semble répandue dans le règne végétal, les épices et herbes telles que le piment de la Jamaïque, le poivre noir, le thym et de nombreuses autres ayant aussi le pouvoir de bloquer les réactions glyquées.

Le curcuma semble également contribuer à faire baisser la glycémie. De plus, la puissante action anti-inflammatoire de cette épice constitue une excellente arme préventive contre les dommages causés par les excès de sucre dans le système cardiovasculaire.

Et comme dans tout, l'équilibre est de mise !!

 

1. Thi-Mai Anh Dao, Eric Serée, Resveratrol Increases Glucose Induced GLP-1 Secretion in Mice: A Mechanism which Contributes to the Glycemic Control PlosOne Vol 6 Issue 6 - June 2011