J'ai eu le grand plaisir de rencontrer une famille charmante dont l'épouse vient de ce beau et grand pays. J'ai pu découvrir ainsi les joies de la cuisine péruvienne.

Elle est au cœur de la meilleure gastronomie mondiale et le Pérou a d’ailleurs récemment été nommé «la meilleure destination culinaire de la planète» par leTravel Awards World !Petite

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Les péruviens mangent essentiellement des fruits, des légumes et des poissons, de la viande suivant les régions. Nous connaissons la mangue, le coing, mais d'autres fruits existent depuis des millénaires sur le sol péruvien : la Tuna ou figue de barbarie, la granadilla ou grenadelle, la maracuya ou fruit de la passion, la papaya ou papaye, ou encore la guayaba.

 

La jungle péruvienne regorge de fruits appréciés autant pour leur saveur que pour leur propriété bénéfiques. On distingue le noni, riche en vitamine et minéraux, la pitahaya, riche en fer, calcium, vitamine C et phosphore.
Un des fruits les plus représentatifs de l’Amazonie péruvienne et l’aguaje aux propriétés nutritionnelles reconnues.
Deux fruits commencent à être exportés en Europe devancés par leur renommée : le camu camu, l’aliment naturel contenant le plus de vitamine C au monde (16 fois plus que l’orange !) et le huasaí ou acaí riche en antioxydants.
Et pour encore plus de vitamines, n’oublions pas la cocona pour la vitamine B5 et le caimito pour la vitamine A.

 

Nous connaissons tous le fameux avocat Hass, qui se prète à tous les accompagnements, purée, lamelles, dés, seul ou en accompagnement de crudités... mais également dans des plats traditionnels péruviens comme le Ceviche (marinade de fruits de mer froide) et la Causa Limeña (se prépare à base de pommes de terre jaunes, de citron, de piment, de laitue, de mais, de fromage frais, d'oeufs cuits dur, d'avocats et d'olives noires ; mais on peut aussi ajouter du thon ou des fruits de mer, du poulet ou autres viandes blanches suivant la région).

Je me suis régalée avec du manioc, et j'ai trouvé ça vraiment très bon.

Il s'agit d'une racine comestible, plutot rustique mais délicieuse. Elle se fait rare dans nos pays occidentaux et c'est bien dommage.

C'est un aliment digeste et énergétique. Quasiment dépourvu de protéines, de vitamines et de sels minéraux, il possède un fort taux d'amidon et de glucides qui lui permet d'atteindre les 137 kcal pour 100 g (le manioc doux peut atteindre les 262 kcal pour 100 g).

Ainsi, son fort taux glycémique lui permet de constituer un apport non négligeable de sucre, favorable aux personnes hypoglycémiques.

Enfin, le manioc tout comme le quinoa ne contient pas de gluten. Il joue alors un rôle de substitut de la farine de blé pour les personnes atteintes de maladies coeliaques.

Le manioc est un aliment fragile car son taux d'humidité est très élevé. Il faut donc le consommer rapidement après sa récolte. On peut le conserver au réfrigérateur quelques jours.

On peut déguster le manioc en morceaux, en lamelles, en semoule ou en farine. Il ne faut surtout pas oublier de le faire cuire, sinon il n'est pas consommable car toxique. La plupart des recettes et préparations à base de manioc sont originaires d'Afrique et d'Amérique du Sud.

Après l'avoir épluché et cuit dans l'eau pour attendrir sa chair, on peut le cuisiner en friture pour lui donner un croquant sans pareil. Il peut aussi servir à la préparation de couscous, tortilla, pain, beignets sucrés ou salés. On le retrouve aussi en accompagnement de viandes et de poissons, cuits à l'eau ou grillés.

Le manioc atteint le 5e rang mondial parmi les plantes alimentaires, après le maïs, le riz, le blé et la pomme de terre.

Mais il n'y a pas que le tubercule qui est utilisé.

 

Les feuilles de manioc se mangent sous diverses recettes, mais ne sont pas uniquement réservées à l’alimentation.

Leur usage s’étend également au traitement thérapeutique de certaines maladies. D’où, l’existence de plusieurs recettes médicinales à base de manioc, notamment pour guérir les brûlures, la conjonctivite, l’anémie, etc...

 

En cas de brûlure, faire sécher les feuilles de manioc au soleil, les écraser finement à la pierre et verser la poudre sur les lésions. Cette poudre va absorber le liquide secrété par les brûlures et cicatriser la plaie.

 

Pour soigner la conjonctivite, râper finement le tubercule de manioc, extraire le liquide laiteux et mettre quelques gouttes dans chaque œil.

Lorsqu’on n’a pas d’appétit, râper finement le tubercule de manioc, y ajouter un peu de sucre et consommer tel quel.

 

Si l’on soufre d’anémie, prendre quelques feuilles de manioc, les laver, les piler et en extraire le jus dans un verre et le filtrer. Y ajouter du lait concentré, bien mélanger le tout et boire un verre chaque jour. Exceptionnellement pour ce cas, la durée du traitement est d’une semaine. Il faut également noter que, pour 2/3 de jus de feuilles de manioc, utiliser 1/3 de lait concentré.

Plusieurs connaissent le manioc pour ses propriétés anti-oxydantes ou anticancéreuses, mais l'aliment a bien d'autres vertus.

Par exemple, le manioc peut aider à traiter des rhumatismes en étendant sur la peau un mélange de feuilles de manioc et de gingembre.

Aussi, le manioc peut être efficace contre la fièvre. Une simple infusion de feuilles de manioc peut abaisser la température du corps de quelques degrés lorsque prise deux fois par jour. Ce type d'infusion peut également être efficace contre la diarrhée et les maux d'estomac.

Ensuite, il peut contrer l'infection des blessures. En pilant quelques tiges de manioc frais et en étendant la mixture sur la blessure, on réduit les risques d'infection. Si vous avez des maux de tête, remplacez l'acétaminophène en vous appliquant cette mixture sur le front et en pressant dessus.

De plus, la consommation de manioc peut augmenter la vigueur.

DONC, CONSOMMEZ DU MANIOC ET DE LA FEUILLE DE MANIOC, PARCE QUE C'EST BON, ET C'EST BON !

 

Les graines de chia sont rondes, de taille relativement petite (comme les graines de sésame ou de lin).
Blanches, grises ou noires, leurs qualités nutritionnelles sont identiques, et ne varient qu’en fonction des récoltes, d’une année sur l’autre (comme les autres denrées végétales en fonction de la saison : légumes, céréales, fruits).

Le chia (Salvia hispanica L.) est une plante de la famille des lamiacées (famille de la menthe), originaire de la vallée centrale du Mexique et des zones montagneuses du Pérou.
Le chia a commencé a être utilisé comme nourriture humaine dès 3500 avant Jésus-Christ.
Avec les haricots, le maïs et l’amarante, le chia composait la base de l’alimentation des Aztèques et des Mayas. Il était également utilisé comme offrande dans les rituels religieux.

Sa petite taille n’est en rien le reflet du joli potentiel qu’elle nous offre…

Le chia :
– ne contient pas de gluten
– contient entre 22 à 30% de protéines, dont tous les acides aminés essentiels (AAE)
– contient 30% de fibres, pour la plupart solubles
Les fibres alimentaires ne sont pas digérées par l’organisme et passent intactes dans le tube digestif jusqu’au gros intestin.
Les fibres solubles (gomme, glucanes, mucilages, pectines & algues) contribuent à abaisser le taux de cholestérol, de ralentir l’absorption du glucose dans le sang (en modérant la sécrétion d’insuline) ; tandis que les fibres insolubles (cellulose, lignine, certaines hémicelluloses) sont les plus efficaces en cas de constipation, car elles accélèrent le transit intestinal.
– peut absorber 14 fois son poids

– est très riche en antioxydants, ce qui permet de le conserver longtemps & plus facilement que les graines de lin (elles aussi riches en oméga 3) qui rancissent rapidement.
– vitamines & minéraux (pour 100 gr de chia) : 500 mg de calcium, 535 mg de phosphore, 290 mg de magnésium, potassium, 6,5 mg de fer, 3,49 mg de zinc & cuivre, et contient peu de sodium (moins de 0,2 mg).
– contient 16 à 20% d’oméga 3 (de bons acides gras que notre corps ne sait pas fabriquer, et qui sont souvent absents de notre alimentation),
– contient de 5 % à 8 % d’oméga 6 de type gamma-linoléique.

Deux cuillères à soupe apportent :
– 2,5 g d’oméga 3
– 4,2 gr de fibres
– 30% des besoins quotidiens en fibres


Les graines de chia peuvent être intéressantes :
– pour les végétariens et/ou les végétaliens, car elles sont riches en protéines & contiennent les 8 acides aminés essentiels.
– en cas de constipation, par leur fort apport en fibres
– pour compléter notre ration d’oméga 3 – attention, les omégas 3 des graines de chia sont du type ALA.
– pour entretenir & conserver une bonne santé de notre système cardio-vasculaire, grâce à ses bons acides gras (oméga 3 de type ALA, et oméga 6 de type AGL)
– pour les diabétiques en les aidant à stabiliser leur glycémie.
Selon une étude, des patients atteints de diabète de type 2 consommant 37 gr (environ 6 cuillères à soupe) par jour, auraient eu leur taux de protéine C-réactive (un marqueur de l’inflammation) diminué de 32%, ainsi qu’une diminution de leur tension artérielle, et une amélioration de leur taux de glycémie.

De part la présence élevée en acides gras oméga 3, on pourrait penser que cette petite graine est fragile & instable.
Mais en fait, non.
Sa haute teneur en anti-oxydants la rend plus stable que la graine de lin. C’est d’ailleurs un de ses avantages : elle se conserve facilement, à température ambiante, durant plusieurs mois (voir un an).
Le goût des graines de chia est très peu prononcé, ce qui peut être un atout : on peut ainsi la mélanger à tous mets salé ou sucré.

Certains l’utilisent simplement comme superaliment, et en saupoudrant sur leurs salades ou autres plats, uniquement pour pouvoir bénéficier de leur qualité nutritionnelle.
Pour bénéficier de ses propriétés, il n’est pas nécessaire de moudre le chia (comme on moût la graine de lin pour assimiler les acides gras d’omégas 3 qu’elle contient).

Les péruviens utilisent le maca dans la préparation de biscuits, de gateaux, de chips et des boissons.
La maca peut se consommer sans préparation aucune, diluée dans un peu d'eau, car son gout est agréable. Il s'approche de la noisette.

On peut l'utiliser également dans les préparations sucrées : smoothies et jus, crepes, fonds de tartes, cakes, muffins, etc...

La maca est riche en calcium (et permet donc de lutter contre d'éventuelles carences), et de potassium, et contient de nombreux oligo-éléments essentiels (fer, iode, cuivre, manganèse, zinc).

L'extrait de maca permet d'augmenter la résistance au stress, le tonus cérébral pour retrouver la mémoire et la concentration. Il est donc très apprécié des sportifs et des étudiants.

C'est un réparateur de sommeil, utile pour les difficultés d'endormissement, les décalages horaires, le travail de nuit, donc pour retrouver un sommeil de qualité.

Excellent pour un rééquilibre hormonal : utile lors du syndrome prémenstruel et en cas de ménopause, avec son lot de bouffées de chaleur, troubles de l'humeur, il aide à rétablir l'élasticité de la peau et évite la prise de poids ; pour les messieurs, il est utile pour protéger la prostate.

C'est donc une racine incroyable pour lutter contre le stress, la fatigue, le manque de libido, améliorer la mémoire, la concentration, etc... On l'appelle aussi "Ginseng des Andes".

Le Cat's claw ou griffe du chat du Pérou, est une liane des forets humides péruviennes. Ce serait un soin complémentaire des cancers et sida, de par sa capacité d'immunostimulation générale.

Elle est utile lors des inflammations et ulcérations de l'estomac et des intestins, régule la flore et le transit, mais aussi pour les rhumatismes, allergies, asthme ou eczéma, fibromyalgie, maladie de Crohn... Puissant détoxiquant cellulaire général, il est également apprécié lors des asthénies.

Il est important de varier notre alimentation et de regarder par delà nos frontières et parfois emprunter à d'autres civilisations leur mode de vie, d'alimentation, etc...

Prenons donc les habitudes de nos amis péruviens, et réapprenons à nous délecter le plus possible des fruits et légumes crus !

La vie est dans le cru !