En Naturopathie, le rein est un émonctoire essentiel, qui permet d'éliminer la plupart des déchets cristalloïdaux et acides (solubles dans l'eau), provenant d'une alimentation trop carnée ... ou une vie trop stressée.
En cas de mauvais fonctionnement des reins, on cherchera donc à nettoyer les filtres rénaux pour qu'ils retrouvent leur efficacité, en s'alimentant de manière plus restrictive : soit par un jeûne, soit par l'alternance monodiète sèche / monodiète hydrique.
On pourra soulager les reins par dérivation sur la peau, en prenant des bains chauds, par exemple.



Les infections de l'appareil urinaire tendent à affecter davantage les femmes que les hommes, en raison de leurs différences d'anatomie.
Chez les hommes, elles peuvent causer des troubles de la prostate. Il faut se faire contrôler régulièrement, notamment lors de troubles à la miction (douleurs, fréquences, aspect...).
La cystite, infection chez la femme, correspond à des symptômes urinaires désagréables causées par l'irritation et l'infection, provoquée principalement par les bactéries Escherichia Coli. Elle se remarque très facilement par des brûlures vives lors de la miction, qui est brève, douloureuse, et avec des urines très peu abondantes et parfois accompagnées de perte de sang.


Les causes de cette infection féminine sont notamment l'immunité affaiblie, les carences nutritionnelles, les règles et les chaleurs estivales, l'insuffisance de fluides, mais aussi le stress, l'excès d'excitants et la consommation insuffisante d'eau (ou de tisanes), des problèmes de la glycémie et de rapports sexuels. Et surtout le déséquilibre de la flore intestinal (avec constipation chronique, le plus souvent associé).
Il importe de ne pas sous-estimer les infections urinaires mêmes discrètes, dont la répétition peut, dans certains cas, entraîner de graves lésions rénales. L’infection urinaire est souvent limitée à la vessie, mais peut être plus grave si elle remonte jusqu’aux reins (pyélonéphrite). Les infections urinaires doivent être traitées rapidement, car elles peuvent causer des dommages aux reins.



La meilleure prévention, et la meilleure chose à faire lorsqu'on constate les premiers symptômes, est de boire.

Beaucoup d'eau, d'infusions, de jus de canneberge...

Boire de 250 ml à 500 ml par jour de jus de canneberge ou prendre, 2 fois par jour, l'équivalent de 300 mg à 400 mg d'extrait solide sous la forme de capsules ou de comprimés. On peut également consommer les fruits frais ou congelés à raison de 125 ml à 250 ml par jour.
Ces jus ont un effet antibiotique sur la bactérie Escherichia coli. La canneberge empêche la bactérie de s’attacher aux parois de la vessie et elle aide à régulariser l’acidité de l’urine. On peut consommer jusqu’à un litre de jus de canneberge pendant les trois premiers jours pour ensuite réduire à 3-4 fois par jour pour les 5 jours suivants. Si le goût du jus de canneberge déplaît, il est possible de prendre des concentrés de canneberges entières sous forme de capsule. On trouve aujourd'hui sans problème du jus de canneberge ou « cranberry » dans les grandes surfaces et magasins bios. Le problème est que la plupart de ces jus contiennent un taux important de fructose pour contrebalancer le goût amer de la canneberge et rendre cette boisson plus agréable. Or, le sucre favorise les infections urinaires et peut provoquer toutes sortes d'autres problèmes de santé : problèmes de foie, augmentation du taux de sucre dans le sang, augmentation des niveaux d'acide urique conduisant à l'augmentation de la pression artérielle.

C'est pourquoi, il est préférable d'utiliser la canneberge sous forme de tisane, ou de produits de phytothérapie en gélules. Certains produits proposent également de la canneberge en association avec d'autres plantes connues pour leurs propriétés antiseptiques et ou diurétiques (ex : bruyère, queues de cerise). Ce type de formule est particulièrement intéressant car il est primordial d'éliminer un maximum de bactéries par éjection urinaire afin d'éviter ou de traiter les infections. Pour cela, pendant la crise, boire jusqu'à 2 litres d'eau par jour en 3 ou 4 fois.



Un « remède de grand-mère » est l'eau d'orge. L'orge est réputé pour être un excellent anti-inflammatoire des voies urinaires. Mettre à bouillir 50 g de grain d'orge dans 1/5 d'eau, amener à ébullition et laisser infuser pendant 30 minutes. On peut y ajouter une tranche de citron.
Le fait de boire beaucoup est vraiment primordiale, cela augmente naturellement le débit urinaire ce qui diminue d’autant la concentration en bactéries.

Il convient d'avoir une alimentation hypotoxique, pour maintenir un équilibre acido-basique le plus stable possible. Eliminer les aliments qui créent l'acidité, comme les céréales et sucres raffinés, les viandes et charcuteries, les excitants et les boissons gazeuses, mais également les fruits ou légumes acides (tomates, agrumes, oseille...).
Certains aliments ont des propriétés bénéfiques pour les infections urinaires : les navets, qui sont diurétiques et revitalisants, les poireaux, eux aussi diurétiques et antiseptiques, la papaye et l'ananas pour leurs effets anti-inflammatoires, l'ail et l'oignon pour leurs propriétés anti-septiques.

Un bouillon de poireaux ou d'oignons régulier en prévention ou biquotidien en cas d'infection, une infusion de styles de maïs, diurétiques et émollients (prendre 20 gr de stigmates par litre d’eau, à raison de 3 à 4 infusions par jour pendant une à deux semaines) sont des remèdes classiques qui ont montré leur efficacité au cours du temps.
Un peu de thym rajouté aux bouillons ou infusions favoriserait la production d'urines et empecherait le développement des bactéries.

Une supplémentation en vitamine C naturelle, sous forme d'Acérola, est conseillée car elle est antibactérienne et immunostimulante.
L’échinacée est reconnue pour ses propriétés de stimulation du système immunitaire. Ainsi, elle peut aider à prévenir les infections urinaires en renforçant le système immunitaire.

On utilisera en infusion en priorité des plantes anti-bactériennes et diurétiques comme la bruyère et la busserole (avec son action anti-inflammatoire et son action contre l'E. Coli).
On pourra également ajouter à ce mélange de la prele, la vergerette du Canada (ou verge d'or), la feuille de bouleau, la camomille, pour leurs propriétés anti-infectieuses et diurétiques ; la prele, la reine des prés (action anti-inflammatoire et analgésique également), le chiendent et le pissenlit qui sont diurétiques ; la guimauve, le plantain, l'ortie (notamment pour les hommes pour l'hypertrophie bénigne de la prostate).
Pour leur effet sédatif ou tranquilisant, on pourra y adjoindre de la passiflore, de la mélisse, de la valériane ou de la lavande.
Ces préparations peuvent être prises par les femmes enceintes et les enfants.
En gemmothérapie, on utilisera les Macérats Glycérinés de Genévrier (Juniperus communis) et de Myrtillier (Vaccinium myrtillus), diurétiques aseptisants.



Pour soulager les sensations de brûlure, il est préconisé de faire un bain de siège réalisé à partir d'une infusion forte de camomille pendant une quinzaine de minutes.
Un mélange d'huiles essentielles (1 goutte de chaque) de saro (mandravasarotra), d'estragon (Artemisia dracunculus), de thym à thymol (Thymus vulgaris), dans un peu d'huile végétale (calophylle, noyau d'abricot ou amande douce) peut être réalisé pour leurs propriétés anti-inflammatoire. Ce mélange est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu'aux personnes sujettes à l'hypertension.
Ou une préparation avec du palmarosa (Cymbopogon martinii), bois de rose (Aniba ros. Var. amazonica), et tea tree (Melaleuca alternifolia), pour leurs actions antibactériennes, antivirales analgésiques.
Ces mélanges sont à réaliser pour des massages du bas ventre 5 fois par jour pendant 5 jours.

Au delà, il sera conseillé de consulter un médecin.


Pour prévenir l'apparition d'une infection urinaire ou sortir de la chronicité, il y a des gestes simples à réaliser, le but étant de rééquilibrer durablement la flore intestinale par une alimentation hypotoxique, l'exercice physique régulier, avec la prise souvent nécessaire de probiotiques.

Le moyen le plus sûr de diminuer le risque d'infection est de boire suffisamment d'eau, au moins 1,5 litre par jour afin que les urines soient les moins concentrées possibles et que régulièrement les éventuelles bactéries soient expulsées avant de remonter l'urètre.

Aller régulièrement aux toilettes et éviter de se retenir.
Aller régulièrement à la selle.

Il est également déconseillé de porter des pantalons trop serrés ou des sous-vêtements de matière synthétique car ils favorisent la transpiration, l’irritation et donc le développement de germes.

Pour les personnes qui sont régulièrement atteintes par ce genre d'infection, les naturopathes conseillent de limiter la consommation de sucreries car elles favoriseraient le développement des germes.
La consommation en excès de viande (et notamment de volaille) pourrait jouer un rôle significatif dans la survenue d’infections des voies urinaires.

Les animaux des élevages industriels sont contaminés par des bactéries résistantes aux antibiotiques qui se retrouvent dans nos assiettes, passent dans le sang et contaminent certains de nos organes comme le tractus urinaire. On peut donc stopper son apport en viandes industrielles ou même en viandes tout simplement pour essayer de réduire le risque d’infections.
Mais surtout, la réforme alimentaire sera globale par une alimentation hypotoxique et riche en fibres végétales.


     Être attentif à la qualité du transit intestinal car certains troubles comme la constipation ou la diarrhée peuvent provoquer des infections urinaires. C'est la cause profonde des cystites chez les femmes.
C'est pourquoi les probiotiques ou des solutions à base de plantes agissant sur le transit peuvent être efficaces pour prévenir les infections urinaires récurrentes.
Éviter, chaque fois que c'est possible, de recourir aux antibiotiques pour lutter contre une infection urinaire. Leur utilisation systématique aura pour effet de participer au développement de bactéries de plus en plus résistantes et les cystites qui suivront seront de plus en plus difficiles à éliminer.



     Pour prévenir les récidives, pensez bien à surveiller et à soutenir votre transit intestinal grâce aux probiotiques. Certaines plantes possèdent également des propriétés intéressantes pour renforcer votre flore intestinale.

C'est le cas par exemple du tamarin et de la figue qui améliorent la digestion et diminuent les risques de constipation.