La pratique de l'iridologie remonte à la plus haute Antiquité.
Utilisée en Chaldée, Mésopotamie, Egypte, Grèce, Inde et en Chine, elle était réservée aux princes et aux dignitaires.
Pour l’Egypte Antique, l’œil Oudjat, autrement dit l’œil sain, était un symbole divin.
Composé de 64 parties, comme les hexagrammes du Yi King, cet œil était, pour le peuple, symbole de vigueur et de santé... et bien sûr de protection contre le mauvais œil. Mais, pour les détenteurs de Gnose de l’ancienne Egypte, il évoquait évidemment la Conscience, le Témoin, celui qui voit.
 
     Des références à cette pratique naturelle se retrouvent aussi dans la Bible.
Dans l’Ancien Testament (Lévitique 21:20), il est question de taches dans les yeux en rapport avec l'impureté rituelle. Le plus ancien document qui fait référence à l'impureté de l'œil est consigné dans un des livres de MOISE (1500 ans av. J.-C.).
Le Nouveau Testament (Luc chap 11, 34) nous dit :
« Ton œil est la lampe de ton corps
Lorsque ton œil est en bon état,
Tout ton corps est éclairé ;
Mais lorsque ton œil est en mauvais état,
Ton corps est dans les ténèbres. »
Les Anciens Grecs affirmaient à la suite d’Hippocrate que “ tels sont les yeux, tel est le corps ”.
Les Chaldéens pratiquaient déjà la « lecture des maladies dans les yeux » mille ans avant notre ère. Ce sont eux qui ont projeté pour la première fois le corps humain dans l’iris.

     A leur suite, la tradition occidentale (celle des Alchimistes et Maçons) divisa ce corps en douze parties. 

Les " maçons ", bâtisseurs de nos cathédrales, nous ont laissé des témoignages dans leurs sculptures, comme celles que nous voyons dans la fresque de la basilique de Vézelay. Notamment le corps de l'Homme formant la roue, enroulé renversé, la tête touchant les pieds. Selon eux, il existe une correspondance cosmique entre le corps humain divisé en douze parties et les signes de la roue zodiacale.

Ainsi la projection de nos organes sur nos iris suit le même schéma universel.

     L’iridologie traditionnelle voit non seulement douze organes (cerveau, larynx, œsophage, poumons, cœur, estomac, foie, pancréas, colon, reins, prostate-utérus, et bassin) dans l’iris, mais également des tendances psychologiques, comme la confiance en soi pour le premier secteur, ou les préoccupations économiques pour le deuxième, les relations familiales pour le troisième, etc.

L’iridologie, en tant que technique de diagnostic du terrain, inclue aussi bien les aspects physiologiques que psychologiques des pathologies en devenir.

 



      C’est un médecin hongrois, Ignatz von Peczely [1826-1907], qui démontre les bases de l’iridologie moderne en publiant, en 1880, la première cartographie de correspondance entre certaines zones de l’iris et les organes du corps humain. Son travail reçoit un accueil plutôt glacial de la part de ses confrères qui le considèrent comme un charlatan...
Une autre page importante de l’iridologie moderne est écrite par le pasteur suédois Nils Liljequist. Il met au point une carte plus détaillée que celle de Peczely et démontre que certains troubles organiques sont visibles dans les yeux.
L'iridologie amorce alors son essor dans le monde médical et se voit utilisée et enseignée tout d'abord en Allemagne et en Scandinavie, puis se répand en Europe, aux Etats-Unis et en Inde.

     En France, le docteur Léon Vannier s'intéresse dès 1915 à l'iridologie et publie son premier ouvrage : Le diagnostic des maladies par les yeux. L'iridologie moderne doit aussi beaucoup au docteur Léon Walter, au docteur Fortier-Bernoville et au docteur H. Benoit. L'iridologie se cherche encore et la nuance entre dépistage et diagnostic n'apparaît pas dans ces titres. D'autres grandes avancées dans ce domaine sont imputées à des praticiens tels que Gaston Verdier et Gilbert Jausas, vers 1930. Jausas publie deux ouvrages : Traité pratique d’Iridologie médicale et Iridologie rénovée.

Gilbert Jausas a développé le concept d'iridologie classique, qui postule que les événements pathologiques (passés et actuels) se reflètent au niveau de l'iris. Pour lui, l'iris est plutôt le reflet de prédispositions morbides héréditaires à certaines affections. Il en résulte que l'iridologie a une valeur plus prédictive que diagnostique. De plus, les correspondances topographiques diffèrent notablement de celles de ses prédécesseurs, car il adopte la théorie dite de l'homme "enroulé", plus conforme aux données de l'embryogénèse.
Jacques Guidoni, Docteur en Ostéopathie, a repris en France le flambeau de Gilbert Jausas, disparu au Canada.

La première école d'iridologie est créée en France en 1950 sous l'égide de Gaston Verdier, puis c'est la Société d’iridologie en 1956 qui apparaît. L'iridologie sort alors du monde médical classique et est enseignée partout en France sous forme de séminaires pour tous publics.

Dans les années 1950, aux États-Unis, le docteur Bernard Jensen développe l'iridologie et son enseignement sur le plan mondial.

En France, nous avons des auteurs plus récents : le docteur René Bourdiol, ou encore André Roux (élève de Verdier), avec son livre destiné à un large public, l'Introduction à l'Iridologie.

Ce sont donc les cartographies de deux français (Roux et Jausas) qui sont généralement utilisées pour l'interprétation iridologique.



     L'iris est une membrane circulaire et contractile du globe occulaire, la partie colorée de l’œil, située derrière la cornée, plus ou moins au centre de la sclérotique (blanc de l’œil), et qui entoure le cristallin (élément prépondérant de la vision, c'est une sorte de lentille biconvexe qui permet l’accommodation : en faisant varier son rayon de courbure, le cristallin permet à l’œil de s'adapter à la vision à diverses distances et de générer des images nettes).

La contraction et la dilatation de l'iris sont contrôlées par deux muscles antagonistes : le muscle sphincter pupillaire et le muscle dilatateur de la pupille.

La couche antérieure de l'iris est une extension fine de la couche stromale : elle est la plus superficielle, et c’est elle qui donne son aspect et sa couleur à l’iris. Elle est composée de diverses cellules : les fibroblastes (qui fabriquent le collagène), des mélanocytes (qui contiennent du pigment). Ces cellules sont insérées dans une trame de fibrilles de collagènes.

La couche stromale est constituée de tissu collagène, de cellules pigmentées et non pigmentées. Au niveau de la collerette périphérique, le cercle artériel de l’iris est une structure vasculaire d’où partent les artères de l’iris, qui ont un trajet radiaire dirigé vers le bord pupillaire.
Le sphincter de l’iris est un muscle lisse, dont la largeur est d’environ 1mm, et qui est responsable des mouvements de constriction de l’iris (réduction du diamètre de la pupille : le sphincter permet le myosis). Le sphincter est innervé par des fibres parasympathiques.
A la partie plus profonde de l’iris se situe l’épithélium antérieur, qui est composé en grande partie de cellules myo épithéliales, dont les expansions dirigées vers le stroma forment le muscle dilatateur de l’iris.

L’épithélium irien postérieur est constitué d’une monocouche de cellules pigmentées. La pigmentation de ces cellules décroit en périphérie de l’iris, et cette couche devient alors la couche épithéliale du corps ciliaire. La couche pigmentée, la plus profonde, est celle qui peut laisser son empreinte à la surface du cristallin, lors de la survenue d’accolements répétés avec la face antérieure du cristallin.


      L’iridologie s’intéresse à deux aspects de l’oeil : la surface irienne et les effets de l’action des muscles situés derrière celle-ci. La surface irienne est le seul tissu conjonctif observable directement sur l’être vivant. Pour l’iridologie moderne, il représente, par suite de projections réflexes, l’ensemble des tissus de soutiens du corps.
Le jeu antagoniste des muscles iriens a pour rôle premier d’adapter la vue à la luminosité ambiante : le centre de l’iris est la pupille, orifice permettant le passage de la lumière vers la rétine. Elle s’ouvre à l’obscurité et se ferme à la lumière. Son jeu est le résultat de l’action neurovégétative du parasympathique qui ferme, et du sympathique qui ouvre. Si la lumière est un facteur dominant, l’iridologie constate qu’à lumière égale tous les humains n’ont pas la même taille pupillaire, et qu’à variations égales, ils n’ont pas non plus la même vitesse de mobilité. Les iridologues en déduisent des réglages différents du système neurovégétatif.


Tout l’art de l’iridologie consiste à interpréter précisément le sens de ces signes afin de faire un bilan.





     L’iridologue s’intéresse, après la couleur de l’iris, à sa texture et à son relief, à tous les signes, taches, lignes et plis inscrits en surface. Ces signes sont les trous de la trame, appelés ogives [petite taille], vacuole [taille moyenne] et lacune [grande taille]. La perte de substance du tissu irien est mis en correspondance avec des pertes de solidité des organes correspondants. Les taches sont des couleurs locales ou sectorielles différentes de la couleur fondamentale. L’iridologie considère qu’elles représentent des surcharges dans l’organe correspondant.





      Chaque œil correspond à un coté du corps. Mais si la plupart des zones de l’organisme sont habituellement mises en rapport avec l’œil du même côté, certains secteurs sont parfois controlatéraux. La localisation des signes, pour l’iridologie, correspond très précisément à une fonction ou à un organe. L’iris est en effet considéré comme une projection circulaire du corps humain autour de l’axe de la pupille. Le classement des localisations se fait en secteurs et cercles qui varient selon les auteurs. Les cercles informent l’iridologue des fonctions métaboliques, digestives, nerveuses, endocrines, immunitaires et circulatoires.

La somatotopie circulaire est l'étude des zones concentriques situées autour de la pupille, qui représentent le corps par une lecture circulaire.

Le premier anneau correspond au bord externe de la pupille et représente le système nerveux parasympathique. Il doit être partiellement visible, ce qui donne un excellent indice du fonctionnement du métabolisme.

L'anneau 2 est le plus souvent invisible, correspondant au plexus nerveux (somatotopie de l'homme enroulé) ainsi qu'à la zone de l'estomac (somatotopie de l'homme debout). Parfois, il peut être visible, comme un œillet autour de la pupille, ce qui montre des blocages énergétiques (angoisses) avec troubles gastro-oesophagiens d'origine nerveuse.

Le contour de l'anneau 3 est en zig-zags, et correspond aux sécrétions glandulaires et humorales. On observera s'il s'élargit ou se rétrécit. Dans le premier cas, ce sera une hypersécrétion glandulaire, et dans le second, une hyposécrétion, des organes ou glandes correspondants.

La collerette suit l'anneau 3, et correspond au système orthosympathique, qui mobilise les ressources de l'organisme en cas de situations d'urgence.

Si la ligne de la collerette est très visible, blanche ou gonflée, ce système sera en hyper-fonctionnement. Si au contraire, elle est plate ou effondrée, il sera en hypo-fonctionnement.

Comparé avec le système parasympathique, on déterminera s'il y a domination de l'autre ou de l'autre des deux systèmes, et agir en conséquence pour nourrir l'un et calmer l'autre.

L'anneau 4 représente la circulation du sang (artérielle et veineuse). On peut y retrouver des taches, preuve de déchets accumulés dans l'organisme, donc prédisposition aux maladies cardiovasculaires.

C'est aussi la zone neuroglandulaire et endocrinienne, témoin de l'immunité.

On localise les différents organes sur l'anneau 5.

Entre les anneaux 5 et 6, on peut trouver un anneau blanc, anneau sodique, témoin de l'excès de sels dans l'organisme, de l'insuffisance d'élimination rénale.

L'anneau 6 reflète la circulation sanguine (comme dans l'anneau 4) mais périphérique, mais également la peau.

S'il est bien marqué, davantage teinté que l'iris, c'est signe de mauvaise circulation dans les plus petits vaisseaux, donc une prédisposition à la maladie de Raynaud, avec les extrémités froides...

On peut y trouver un anneau lipidique (à comparer aux sédiments lipidiques, ou terrain), ou un gérotoxon (témoin du vieillissement cellulaire).

 




      Le concept qui postule qu’une partie du corps renseigne sur sa globalité n’est pas propre à l’iridologie. De nombreuses approches - réflexologie, physiognomonie, auriculomédecine, dentisterie énergétique... - fondent leurs théories sur un modèle réflexe dans lequel on retrouve des points en correspondance avec des organes.
Pour l’iridologie, il n’existe pas de carte unique, mais à peu près autant que d’écoles. Elles ont entre elles beaucoup de similitudes et tous les auteurs s’accordent plus ou moins sur la localisation des grands systèmes et organes.



      La plupart des iridologues pratique une thérapie relevant soit des médecines parallèles, soit de la médecine conventionnelle. Ils n’ont, en fait, recours à la lecture de l’iris que pour faire le bilan de terrain préalable au traitement. L’iridologue peut également conseiller une hygiène de vie, des compléments alimentaires ou toute autre thérapie légalement à sa disposition.
Méthode d’observation et d’interprétation, l’iridologie ne présente aucun risque et convient à tous. Même si elle ne remplace pas les examens médicaux classiques, elle peut fréquemment les orienter.Elle tiendrait ainsi une place prépondérante dans le domaine de la prévention, car elle révélerait les prédispositions et les déséquilibres présents dans le corps du patient.

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     En iridologie, on analyse l'iris de l’œil, ce qui nous permet de connaître le terrain, les prédispositions héréditaires de l'individu, ces éventuelles atteintes organiques, l'état de son système endocrinien et nerveux, ses forces et faiblesses, ses carences énergétiques, minérales et vitaminiques, mais également son niveau de stress et son degré de résistance (aussi bien psychologique, que physique ou émotionnel). On peut déceler son niveau d'intoxication et d'intoxination (nature et localisation de la toxémie), mais aussi le niveau de son équilibre acido-basique.

On détermine ainsi son capital vital, et donc un bilan de vitalité.

 

     On peut étudier l'iris grâce à la loupe grossissante (de 5 fois environ). Cela permet un examen rapide plus ou moins approfondi suivant le temps passé à la lecture, mais on ne peut suivre l'évolution au fil du temps, car on ne peut garder de trace.

L'iridoscope est un outil perfectionné qui permet d'obtenir une image en 3D, avec un très fort grossissement. Par contre, il est peu confortable pour le consultant du fait de la lumière éblouissante et de la longueur de l'examen, si on veut être précis et complet. L'appareil est également onéreux.

L'appareil photographique offre l'avantage de pouvoir stocker des clichés, et de les comparer ultérieurement. L'analyse iridographique est précise, car le temps d'exposition du client est brève et il semble acteur de son analyse (il découvre ses yeux comme il ne les a jamais vus), et l'échange s'en trouve enrichi : il peut plus facilement participer en livrant les informations de son vécu, de son hérédité...afin d'apporter des précisions, d'enrichir l'anamnèse. Elle permet de remarquer la précision des signes iriens et une lecture approfondie de tous les signes vus.

L'analyse sur photo est un avantage indéniable, complémentaire aux deux autres outils.


 

     L'iris lymphatique fibrillaire se reconnaît par sa couleur (bleu, et les variantes bleu-vert-gris), mais aussi par ses fibres constituantes de l'iris. On l'appelle lymphatique car on reconnaît à l'organisme une importante capacité de réaction de ses systèmes nerveux végétatif et lymphatique, face aux agressions.

Nous y retrouvons aussi des colorations particulières, dues à la présence d'acide oxalique et pyruvique.

Pour l'hématogène pigmentaire, l'iris est brun, marron, mais parfois avec des assombrissements (dus à une inflammation...).

La constitution mixte résulte d'une mélange des deux principales citées. On retrouve la fibre du premier ainsi que le stroma du second. C'est donc bien souvent une pathologie du lymphatique fibrillaire, qui fait penser à un stroma, du fait des toxémies colorantes.

 

Chez le lymphatique fibrillaire, on découvre une acidité du terrain, qui annonce une toxémie importante et des dépôts de cristaux dans l'organisme. On assiste donc à des risques arthritiques allergiques ou rhumatismaux.

Pourtant, le LF a une bonne capacité de récupération, ses systèmes nerveux végétatif et lymphatique étant souvent bien réactifs.

 

La racine du mot « hématogène » signifie sang. On retrouve chez l'hématogène pigmentaire des troubles circulatoires, donc une propension à l'obésité, au diabète, et aux troubles digestifs, bilaires et hépatiques.





     La devise de la Naturopathie étant « mieux vaut prévenir que guérir », l'iridologie y trouve toute sa place. Effectivement, l'étude de l'iris permet de discerner les prédispositions et l'hérédité de l'individu ; on peut donc agir en conséquence, avant de déclencher un processus de maladie.
Voir les faiblesses d'un organe permet d'agir en conséquence, avant l'arrivée des douleurs.

Il en va de même pour les carences (minérales, vitaminiques...) et l'émotionnel, qui pourront être gérés en amont, ou être interprétées et comprises afin d’être efficace dans la prise en charge.

Le bilan iridologique est un soutien pour le Naturopathe, dans le rétablissement d'un terrain sain.

Le bilan de vitalité rédigé lors de l'anamnèse du consultant sera donc renforcé et complété par le bilan iridologique.