Le dictionnaire Larousse décrit l'immunité comme « l'état d'un organisme qui résiste, sans manifestations pathologiques, à une infection à laquelle un autre organisme, placé dans les mêmes conditions, réagit par une évolution morbide ».



Le système immunitaire rassemble les mécanismes de défense du corps.
Le système de défense de notre corps est capable de reconnaître les structures qui font partie de l'organisme et celles qui n'en font pas partie. Ces dernières sont alors immédiatement considérées comme ennemies.
Le corps humain présente une série de mécanismes de défense face à l'intrusion d'ennemis que sont les poussières, les virus, les bactéries et autres microbes… Des mécanismes qui se mettent en place en plusieurs phases, suivant l'importance de l'ennemi et son avancée à l'intérieur de l'organisme.
Lorsque ces ennemis, appelés antigènes, pénètrent dans l'organisme, le système de défense déclenche l'alerte et produit des anticorps spécifiques à chaque antigène. Ces anticorps (un anticorps (ou immunoglobuline) est une protéine fabriquée par des cellules du système immunitaire (les lymphocytes) et dont la mission est de s'attaquer à un antigène spécifique) ont pour mission d'éliminer les ennemis et le danger qu'ils représentent pour la santé du corps humain dans son ensemble.
Le système de défense du corps a aussi une excellente mémoire et se souvient toujours d'un ennemi qu'il a déjà combattu… ce qui lui permet de l'éliminer plus rapidement s'il le croise une deuxième fois!
S'il travaille en collaboration étroite avec des structures ou des organes d'autres systèmes (comme les organes lymphatiques et certaines cellules sanguines), le système immunitaire est différent des autres systèmes du corps humain. Il ne possède pas d'organes à proprement parler. On l'identifie plus par sa fonction (défendre l'organisme) que par son "anatomie". Sa structure est un ensemble impressionnant de molécules et des billions (millions de millions) de cellules immunitaires qui sont installées dans les organes lymphatiques ou qui circulent dans le sang et la lymphe.
Face à une agression, le corps humain a la possibilité de réagir de plusieurs façons en mettant en place différents types de barrières successives, selon "l'agressivité" et la "détermination" de "l'ennemi". Ainsi, lorsque les barrières protectrices (peau et muqueuses) de notre corps sont franchies et que l'ennemi pénètre dans notre organisme, d'autres mécanismes interviennent…
Les défenses non spécifiques sont le premier niveau de protection contre l'infection.
La peau, tant que sa surface kératinisée est intacte, protège efficacement contre de très nombreux microbes.
Mais le corps possède de nombreuses "ouvertures" comme les yeux et les oreilles, l'organe génital féminin, ainsi que des ouvertures permettant l'entrée d'air et de nourriture, ou encore la sortie des excréments.

Pour assurer leur défense, ces entrées possèdent, elles aussi, leurs barrières et leurs pièges spécifiques :
- les cils, poils et mucus
- la salive, les sécrétions du nez, les larmes et l'urine
- le suc gastrique (puissant mélange d'acide et d'enzymes) élimine les bactéries qui atteignent l'estomac, tandis que les bonnes bactéries du gros intestin se chargent d'en éliminer les mauvaises;

Il arrive pourtant que ces barrières soient affaiblies : des entailles, des blessures, des brûlures peuvent laisser passer les micro-organismes qui se mettent à envahir les tissus.
D'autres mécanismes de défense non spécifiques se mettent alors en place.
Si l'ennemi/antigène passe malgré tout le premier niveau de protection, des défenses spécifiques se mettent alors en place. Elles sont dites spécifiques parce que les cellules immunitaires sont capables de reconnaître chaque antigène spécifique et le neutraliser en fonction de sa spécificité.


Trois mécanismes de défense existent :
La cicatrisation : dans un premier temps il faut colmater la brèche par la coagulation du sang d'une part et la prolifération des cellules pour refaire la peau d'autre part. Mais la cicatrisation n'est pas immédiate. Certains microbes peuvent, malgré tout, s'introduire dans les tissus… Ceci entraîne une deuxième réaction : l'inflammation;
L'inflammation : l'inflammation est une manifestation de nos défenses naturelles. Elle se caractérise généralement par quatre signes : la rougeur, la chaleur, la douleur et la tuméfaction (gonflement). L'inflammation libère des messagers chimiques (comme l'histamine) qui lancent l'alerte et font appel aux agents du système immunitaire. Des globules blancs particuliers, ou cellules phagocytaires ont la capacité d'englober l'ennemi et de le digérer;
La fièvre qui est aussi un mécanisme de défense.

En naturopathie, nous n'oublions pas d'autres facteurs tout aussi dangereux que parasites, microbes ou virus : les toxines (produites par notre métabolisme ou les micro-organismes qui nous habitent), des toxiques (les nombreux polluants dans lesquels nous baignons), des facteurs alimentaires qui peuvent inhiber l’immunité, contribuer à l’affoler ou la leurrer (allergies ou maladies auto-immunes), et bien sûr le stress, dont l’action inhibitrice sur l’immunité est scientifiquement prouvée.

Ainsi, le moral est fondamental : la dépression est souvent associée à une immunodépression.
Comme tout système, le système immunitaire a besoin d’être nourri : en protéines (pour pouvoir fabriquer des globules blancs), vitamines (toutes), oligoéléments…
Aujourd’hui, la « psycho-neuro-endocrino-immunologie » étudie les interactions complexes, mais pour la plupart bien connues, entre les différents systèmes dont les défaillances combinées font que nous « tombons malades » : systèmes psychologique, nerveux, hormonal et immunitaire. Ce que fait la naturopathie depuis longtemps, l'immunité traduisant le potentiel neuro-endocrinien qui est l'expression de la force vitale.

Le professeur Claude Bernard disait : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ».

Pour doper son immunité, il faut entretenir sa force vitale à son niveau optimum, par les 10 techniques hygiénistes : il serait donc bon par exemple de réapprendre à respirer (un air pur), transpirer, faire du sport, des diètes régulières, bref se détoxiquer.  




Il convient de rappeler les sources d’énergie vitale qui nous nourrissent, puis les causes des déperditions de nos facultés immunitaires, et enfin d’offrir des clés pour les régénérer.
Douze sources d’énergie au quotidien pour garder la grande forme, qui sont intégrées aux 10 techniques hygiénistes :
1. Prendre soin de notre capital constitutionnel, patrimoine héréditaire à gérer au mieux en évitant tous surmenages, en dormant comme nécessaire et en sachant se relaxer
2. Opter pour une nutrition saine : la plus hypotoxique possible, frugale, joyeuse, largement vivante et biologique et, bien entendu, individualisée
3. Bouger !
4. Respirer (profondément et consciencieusement) afin de normaliser l’amplitude, le rythme et la fréquence respiratoire
5. Penser serein et positif, car l’on se nourrit aussi de pensées
6. Favoriser les relations humaines chaleureuses (magnétisme naturel + charges affectives subtiles et vitalisantes)
7. Oser la dimension spirituelle, sans laquelle trop de questions demeurent sans réponse, trop d’épreuves ébranlent notre santé, d’où déprime et perte de la résilience
8. S’exposer raisonnablement à la lumière solaire, surtout le matin
9. Vivre une sexualité harmonieuse
10. Se relier à la Terre. Importance de marcher pieds nus, les matins de rosée ou après la pluie d’orage... pour se nourrir du tellurisme et décharger nos ions positifs délétères
11. Recharges végétales : Savoir toucher et embrasser les grands arbres, jardiner, réapprendre à respirer les fleurs
12. Recharges animales : Faire du cheval à cru ; apprendre à traire une vache...


Comment nous nous dévitalisons profondément
13. Epargner nos énergies, en évitant ou limitant les fatigues digestives chroniques, de même qu’une alimentation dévitalisée par trop de cuisson, de conservation, de procédés industriels, de raffinage…
14. Fuir aussi les sources intoxicantes diverses (café, alcool, sucres, coca, viandes, graisses saturées, métaux lourds et xénobiotiques), et le surmenage musculaire (excès de travail physique, sport de compétition, contractures chroniques)
15. Surveiller les perturbations du transit et de l’écosystème intestinal (dysbiose affectant la flore), de même que la sédentarité, et les sources de stress oxydatif (UV, ozone, molécules de synthèse…)
16. Neutraliser les barrages énergétiques (amalgames dentaires, vaccins abusifs ou suspects, foyers infectieux chroniques, cicatrices, blocages ostéopathiques), ainsi que les perturbations géobiologiques et électromagnétiques.
17. Surveiller tout surmenage intellectuel qui peut engendrer anxiété, insomnie, angoisse, dépression…de même que l’isolement affectif. On sait que deux ou trois étreintes de tendresse par jour améliorent nettement les immunités. Cultiver donc ses relations.


Et prendre soin de son idéal.


L’incontournable cure de revitalisation naturopathique au secours du système immunitaire
1. Application d’un « fond nutritionnel » correct ou alimentation hypotoxique. On y conseille, en respect de la physiologie digestive humaine, une alimentation spécifique, frugale, vivante et biologique.
2. Individualisation nutritionnelle
Il s’agit ici d’affiner ou de compléter les conseils qui précèdent selon les besoins de chacun (constitution, tempérament, vitalité, climat, activités, âge,…) et d'intégrer de manière régulière des cures de détox afin d'éliminer les déchets du  métabolisme pour favoriser le travail des organes et le drainage.
3. Apports de compléments nutritionnels
Ils seront aussi individualisés en fonction du bilan, avec pour vocation de combler les carences diverses
4. Abandon des dévitalisants (alcool, tabac, télé, écran, médications inutiles ou abusives, pollutions électromagnétiques...)
5. Intégration de sources vitalogènes pour une recharge défensive :
Mise au vert régulière ; fréquentation des lieux riches en ions négatifs (forêts de conifères, cascades, embruns,...) ; exercices régénérateurs (Qi-Gong, Yoga, escalade, ...) ; échanges humains positifs ; frictions et bains aromatiques (+ huiles essentielles de ravintsara, niaouli, saro, épicéa, thym à thujanol,...) ; utilisation des meilleures musiques, couleurs ou parfums ; approche de la relaxation, de la méditation, et selon ouverture de conscience, toute pratique élevant et pacifiant la conscience.
Sans oublier les soins de réflexologie, les bains hyperthermiques, les bains dérivatifs, la ionisation atmosphérique ou encore le Bol d’Air Jacquier…

Quelques clés pour régénérer plus rapidement ses défenses :

On privilégiera les aliments riches en vitamine B6 tels que les choux, les pommes de terre, les céréales complètes, la levure de bière, les abats, poissons et oeufs. Mais aussi les fruits et légumes de couleur (pour leur richesse en vitamines A, C et E)
Des cures périodiques d’éléments reconstituants nerveux et glandulaires, dits adaptogènes, favorisent la gestion du froid, du stress, de la fatigue, des défenses biologiques :
Pour les aliments :
pollen frais de préférence, eau de mer (Quinton), algues marines, algues d’eau douce (spiruline, chlorelle, …), huiles rares (nigelle, chanvre, périlla,…), jus de légumes frais, jus de pousses vertes, d'orge ou de blé (Green Magma, par exemple), lait de jument, aromates (curcuma, gingembre, ail, …)… ainsi que les meilleurs complexes symbiotiques, probiotiques (50 à 80% des acteurs de l’immunité sont générés grâce à une flore intestinale de qualité) : il est indispensable de prendre des probiotiques assortis tels que Lactobacillus acidophiles, lactobacillus bulgaricus et Bifidobactérium bifidum pour aider la flore intestinale à se reconstituer.

Pour les compléments plus spécifiquement antiviraux :
propolis, extraits de pépins de pamplemousse, vitamine C et D naturelles, chlorure de magnésium, zinc (avec la consommation d'aliments en contenant : huîtres, abats, viande rouge, pain complet, œufs,…)
Pour les plantes les plus performantes :
champignons immuno-modulateurs (cordyceps, shiitaké, maïtake, reishi, karawataké,…), lapacho, ail, thé vert, noni, ashwagandha, échinacée, éleuthérocoque, ginseng (pour les périodes de convalescence)...
La rhodiola est également immunostimulante, et adaptogène, puissante pour résoudre les problèmes liés au stress (ce qui perturbe l'immunité, comme nous l'avons vu).
L'astragale est connue pour ses propriétés et ses effets sur les défenses immunitaires en préservant les malades et les personnes âgées d’infections (principalement respiratoires) et en limitant leur affaiblissement. Elle a une grande capacité à amplifier la réponse immunitaire. La racine d’astragale est ainsi surtout utilisée à titre préventif. Son effet sur le système immunitaire amène certaines contre-indications : la racine d’astragale est ainsi déconseillée pour les personnes avec des maladies auto-immunes.


En gemmothérapie, nous retiendrons : les bourgeons d'argousier (Hippophae rhamnoïdes), d'églantier (Rosa canina) et de cassis (Ribes Nigrum).
En aromathérapie : pour assainir l’air, on privilégie les diffusions des huiles essentielles anti-infectieuses les mieux tolérées : citron, eucalyptus radié , ravintsara ou saro (ou mandravasarotra). Ces deux dernières sont des plantes malgaches aux propriétés anti-virales.


En interne, prendre une goutte de ravintsara avec une goutte de citron matin et soir au moment du repas.

En externe, se masser les poignets, la poitrine et le dos avec une huile de massage maison : on dilue alors 5 % d’huile essentielle de ravintsara ou de saro dans de l’huile de noyau d’abricot. L’huile essentielle de Palmarosa, à la fois puissant anti-infectieux, stimulant réputé du système immunitaire et excellent utérotonique.
De même, l’huile essentielle de menthe poivrée contient du menthol, à la fois anti-infectieux et hépatostimulant.


 
En dernière analyse, nos défenses naturelles reflètent notre terrain, donc notre constitution (innée), de notre tempérament (acquis), et la qualité de nos humeurs, mais aussi bien notre comportement psychologique, notre environnement et notre relation à l’essence même de la vie. L’ensemble décline les différents aspects de notre vitalité, seule garante de notre homéostasie et seule capable de s’organiser en rempart préventif ou en guerrier défensif.