Nous revoici pour la suite de notre article sur l'immunité hivernale (pour le 1° épisode, cliquer ici).

Côté plantes

Tant qu’à prendre des boissons chaudes, autant prendre des infusions, des vraies (à acheter en herboristerie si possible : les plantes séchées perdent leurs propriétés actives assez rapidement. Les infusions vendues en sachet dans les grandes surfaces ne contiennent plus rien).

La menthe peut limiter les fermentations intestinales, et à favoriser la digestion via son action sur le foie. A boire telle quelle ou avec du thé vert !

La camomille allemande est surtout connue pour ses actions calmantes : elle soulage aussi des irritations digestives, et lutte contre les ballonnements.

Les graines de fenouil offrent une tisane au goût très parfumé, et jouent un beau rôle de nettoyant intestinal, à l’instar du fenouil lui-même : elles sont très intéressantes pour lutter contre les spasmes et les gaz intestinaux.

Outre ses qualités antiseptiques et toniques, le thym stimule les fonctions digestives. 

Une petite tranche de racine de gingembre frais mise à infuser (toute seule ou avec les autres plantes) sera la bienvenue : le gingembre stimule la digestion lui aussi.

Et n'oublions pas le rôle essentiel de l'eau au quotidien ! 

Mais aussi...

L’important est de rééquilibrer son système intestinal. Prendre des complémentations, aussi naturelles soient-elles, ne sont que des béquilles si l’on est en dysbiose ou hyperperméabilité. D’ailleurs, les vitamines et minéraux sont très mal assimilés dans ces cas (voire pas du tout…)

Un personne présentant une bonne énergie vitale et dont le système digestif fonctionne bien n’a pas vraiment besoin de supplémentation pour affronter l’hiver. Mais bon, comme un coup de pompe arrive à tout le monde… Allons-y pour un petit tour d’horizon !

Un complexe vitaminique à prendre sur trois semaines pourrait faire l’affaire. Ne vous fiez pas aux pièges du marketing, et préférez des sources naturelles (c’est plus cher, mais c’est plus efficace). Les surdosages sont à éviter, car totalement inutiles (les vitamines hydrosolubles sont utilisées à hauteur des besoins, et le reste est évacué via le foie et les reins. Les vitamines liposolubles seront stockées, mais est-il vraiment nécessaire de prendre 300% des besoins ?...)

Le sélénium, dont une carence entraîne des troubles de l’immunité, peut aussi être pris dans la même période.

Il est important de prendre les oligo-éléments sous forme ionisée, afin de les assimiler correctement.

Une cure d’un mois avant l’hiver et à prolonger toute la saison, est intéressante : le trio cuivre-germanium-argent le matin à jeun, et le sélénium le soir (mais jamais en même temps, car le sélénium est un chélateur et annihilerait donc l’action des autres oligo-éléments).

N'oublions pas les bienfaits du miel... Une belle cure pour booster les défenses immunitaires est celle de gelée royale : une petite cuillère à jeun le matin, pendant trois mois. Cette gelée doit être fraîche (oubliez les ampoules, poudres et autres comprimés), et non congelée pour être efficace.

La propolis est à utiliser en tant qu’antibiotique, anti-inflammatoire... mais une cure de pollen peut être aussi envisagée : ce « capteur de lumière » contient notamment des antioxydants tels la vitamine E, de multiples vitamines et minéraux. Le pollen frais est bien plus intéressant que le sec. Une bonne cuillère à soupe pour les adultes, une à café pour les enfants, et on fait son plein de soleil en grains !

Globalement, les algues bleu-vert sont intéressantes pour l’immunité.

Les multiples nutriments de la spiruline en font un bon défenseur des défenses immunitaires. Certains essais effectués cliniquement ont prouvé cette action. La consommation conseillée de spiruline est de 2 à 5 grammes par jour. Elle peut se faire sous forme de cure avant l’hiver, mais peut aussi se prendre au long cours : les végétariens ont recours à cette algue extrêmement riche en protéines pour pallier à d’éventuelles carences.

Il existe d’autres produits pouvant stimuler le système immunitaire, mais cela doit dépendre de votre constitution, de vos besoins, etc...

S’il est vraiment une cure à faire, éventuellement accompagnée d’une autre, c’est celle d’oligo-éléments. Effectivement, leur carence impacte en profondeur tout l’organisme et rend peu efficace l’action d’autres nutriments, aussi intéressants soient-ils.

Et en curatif...

Votre petit dernier a partagé son goûter avec un copain grippé ? Vous sentez que votre nez commence à chatouiller ? Pas de panique ! Là aussi se trouvent des réponses naturelles pour ne pas tomber dans le piège hivernal ! Et on repart de bon pied…

Si vous n’avez pas l’habitude des huiles essentielles (HE), évitez toute automédication. Effectivement, mal utilisées, les HE peuvent être toxiques et dangereuses. La plus grande prudence est de mise avec les femmes enceintes, enfants et bien sûr nourrissons.

Très peu d’HE peuvent s’utiliser pures sur la peau : elles doivent être diluées (en règle générale, 1 goutte d’HE pour 5 gouttes d’huile végétale). Ces huiles végétales peuvent être de l’huile d’amande douce, de calophylle, ou autres huiles « de soin », mais aussi une huile de première pression à froid utilisée en cuisine.

Les HE s’appliquent lorsque l’on reste un certain temps à la maison (une bonne heure) : on ne les utilise pas juste avant de sortir. De façon générale, les frictions se font trois voire quatre fois par jour. Pour les problèmes d’ordre ORL, ces massages se font sur le thorax, dans le dos (à hauteur du thorax) et le long de la colonne vertébrale.

L'HE de ravintsara est en première ligne pour soutenir le système immunitaire : c’est une très belle huile antivirale, anti-infectieuse, expectorante. Dès les tous premiers signes, ou même en prévention en cas de contact dans un milieu infecté, une friction apportera une aide précieuse (1 goutte pour les enfants, 3 pour les adultes).

Lorsqu’une toux un peu grasse menace, l’HE d'eucalyptus radié accompagnera avantageusement l’HE de ravintsara (même pour les enfants ; les posologies restent identiques).

En friction, les adultes peuvent rajouter une seule goutte d’HE d'hysope couchée, qui est une superbe huile antivirale.

Un aromathérapeute pourra prescrire des HE en prise interne, comme le ravintsara, l’eucalyptus radiata, mais aussi le pin sylvestre, la myrte rouge, ou encore l’origan compact (avec prudence !)

Lorsqu’une affection est prise tôt, les HE offrent des réponses remarquables, afin de permettre au corps de ne pas s’affaiblir tout au long de l’hiver, mais au contraire de se renforcer.

En pensant immunité, on songe souvent à l’extrait de pépin de pamplemousse, qui est un antibiotique naturel.

Le rôle de l'échinacée sera différent : voilà la reine des plantes pour booster le système immunitaire ! Si l’on se sent affaibli et à portée du premier virus, l’échinacée apportera une aide précieuse. Il vaut mieux la prendre sous forme liquide (en macérat donc), et durant trois semaines maximum : au-delà, les réactions s’inversent et le système immunitaire s’affaiblit.

Pour finir...

Pour bien se préparer à l’hiver, pas de recette miracle : une bonne hygiène de vie est de mise, à tous les niveaux.

Si le système immunitaire présente trop de faiblesses, le mieux est de rééquilibrer son organisme en profondeur, afin de traverser les frimas hivernaux en toute sérénité.

Et il faut aussi se faire plaisir : que l’alimentation ne soit pas subie, mais qu’elle apporte du bien-être. 

Voltaire ne disait-il pas : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé » ?

Bon hiver en santé !