Dans les pays industrialisés, près d’une femme sur quatre et un homme sur six manquent de magnésium. Si vous etes concernés, vous avez donc un risque nettement plus élevé de :

  • maladie cardio-vasculaire (infarctus, AVC, paralysie…)
  • hypertension artérielle
  • problèmes de mémoire, diminution de la capacité d’apprentissage
  • fragilités osseuses, fractures, ostéoporose
  • obésité, diabète, cholestérol élevé (des symptômes réunis sous l’appellation « syndrome métabolique »).

Et ce n’est pas étonnant.

Le magnésium est indispensable à plus de 300 réactions enzymatiques dans l’organisme. Sans lui, les réactions chimiques normales dans vos cellules, vos muscles, vos nerfs, ne se font plus.

Le magnésium permet au cœur de battre régulièrement, il contribue au fonctionnement du système immunitaire (défense contre les agressions microbiennes, bactériennes et virales), il maintient la solidité des os.

Le magnésium aide aussi à réguler le niveau de sucre sanguin, favorise une pression sanguine normale et est impliqué dans la synthèse des protéines et le métabolisme énergétique (production d’énergie pour votre corps et votre esprit).

Depuis des millions d’années, les hommes se sont développés sur la base d’un régime très riche en magnésium. Malheureusement, l’évolution de l’alimentation moderne a créé une situation alarmante, où les apports quotidiens sont devenus si faibles que la moitié de la population française manque de magnésium.

De surcroît, l’alimentation habituelle dans les pays occidentaux entretient en permanence un léger état d’acidose métabolique, en raison de la prépondérance des aliments d’origine animale sur les fruits et légumes. Cette acidose métabolique accroît l’excrétion urinaire de magnésium (vous perdez votre magnésium par les urines).

Cerise sur le gâteau, la plupart des médecins qui détectent des carences chez leurs patients ont tendance à prescrire de simples cachets de magnésium, sans se soucier de la forme chimique particulière.

Or, en terme de magnésium, des dizaines de formes existent, dont chacune a un effet particulier sur l’organisme.

Certaines, même, n’ont quasiment aucun effet, mais elles sont aussi moins chères. Résultat : votre cachet de magnésium entre par en haut et ressort quelques heures plus tard par en bas.

C’est ainsi que le magnésium marin qui paraît « naturel », est en réalité largement composé d’oxyde de magnésium, une des formes les moins bien assimilées par l’organisme !

Les trois meilleures formes de magnésium sont le malate, le citrate et le glycérophosphate, avec une biodisponibilité élevée. L’acide malique a la particularité d’être basifiant et de protéger les reins, ce qui le rend idéal pour les personnes fragiles ou touchées par l’ostéoporose. De plus, le malate ne perturbe pas le fonctionnement du système digestif comme peuvent parfois le faire d’autres formes de magnésium.

Une cure de six semaines à six mois permet alors de restaurer des niveaux normaux de magnésium.

La recherche suggère qu’un déficit en magnésium favoriserait l’athérosclérose, des dyslipidémies, induirait une réponse inflammatoire. À l’inverse, on a montré que le magnésium diminue l’inflammation, le stress oxydatif et les dysfonctionnements endothéliaux. Il aide également à réduire l’agrégation plaquettaire et, par suite, à prévenir la formation de caillots sanguins.

Récemment, des chercheurs anglais ont pu constater une diminution de la pression artérielle systolique de 3 à 4 points et de 2 à 3 points pour la pression artérielle diastolique, avec une supplémentation moyenne de 410 mg de magnésium par jour. Ils notent également que l’effet semble être dépendant de la dose utilisée : une dose plus forte amenant plus de bénéfices. Le magnésium pourrait donc être utilisé à la place des médicaments, d’autant qu’il ne provoque aucun effet secondaire grave.

Le magnésium améliore le fonctionnement cérébral. Des données scientifiques suggèrent qu’un déficit en magnésium perturbe la mémoire et la capacité d’apprentissage, tandis qu’une supplémentation, même seulement à la dose quotidienne recommandée (375 mg), pourrait améliorer le fonctionnement cognitif.

Le magnésium est indispensable pour l’activité de nombreuses enzymes dans les cellules cérébrales qui contrôlent le fonctionnement cellulaire et celui de la mémoire. Il intervient également dans la libération de neurotransmetteurs. Des chercheurs ont également observé que le magnésium aide à accélérer le rétablissement de la fonction cognitive à la suite d’une lésion cérébrale induite de façon expérimentale. Le maintien d’un niveau optimal de magnésium pourrait donc être particulièrement important pour prévenir ou compenser le déclin de la mémoire qui accompagne souvent le vieillissement.

Le magnésium est un élément indispensable pour la protection contre l’ostéoporose, la diminution de la masse et de la densité osseuses.

Le magnésium est un minéral absolument indispensable pour conserver une santé optimale malgré le passage des années. Des études soulignent qu’il joue des rôles importants dans le maintien de la santé osseuse et cardiaque, et dans le bon fonctionnement du système nerveux. Le magnésium peut aider à soulager un grand nombre de problèmes de santé, incluant notamment l’asthme et la migraine.

Un déficit en magnésium est particulièrement fréquent chez le diabétique, il peut représenter un facteur d’insulinorésistance susceptible de contribuer au cercle vicieux conduisant à l’aggravation progressive des altérations métaboliques. Il a également été mis en cause dans le développement des complications du diabète.

 

Le chlorure de Magnésium

Le chlorure de magnésium est d’autant plus populaire qu’il fut recommandé durant toute sa carrière par l’influent Dr Delbet, mort en 1957. Le Dr Delbet prescrivait le chlorure de magnésium pour ses propriétés thérapeutiques et préventives contre certaines maladies infectieuses, pour accélérer la cicatrisation et la convalescence. Le Dr Delbet composa même un mélange de sels de magnésium appelé « Delbiase », que l’on trouve toujours en pharmacie, et qui contient pour l’essentiel du chlorure de magnésium.

Seulement voilà : comme souvent, les apparences sont trompeuses. Le chlorure de magnésium est utile dans certains cas mais la plupart du temps, il n’est pas LA solution.

Une des principales raisons pour lesquelles nos organismes manquent de magnésium aujourd’hui, est que notre mode de vie et notre alimentation provoquent une acidose chronique, c’est-à-dire trop d’acidité dans notre corps.

Ce phénomène est dû à un excès de consommation de produits d’origine animale, principalement les produits laitiers, et de sel (chlorure de sodium).

Pour compenser cette acidité, nous puisons dans nos réserves de magnésium : os, dents, organes. C’est efficace à court terme mais, une fois utilisé, le magnésium est évacué par les urines. Nous nous vidons peu à peu de nos réserves de magnésium. Cela peut entraîner une fragilité osseuse (ostéoporose) et un manque de magnésium préjudiciable au fonctionnement du cœur, à la solidité des artères, au fonctionnement du cerveau, au système nerveux et à de nombreuses autres fonctions vitales, d’où le risque de dépression, de maladies cardiaques, etc.

Mais si vous prenez du chlorure de magnésium, celui-ci contient, comme son nom l’indique, des ions chlorure, qui vont augmenter l’acidité.

Si le sel (chlorure de sodium) entraîne une acidité de l’organisme, c’est à cause des ions chlorure qu’il contient. L’ion chlorure présent dans le chlorure de sodium se lie à un ion hydrogène et produit une molécule d’acide chlorhydrique, très acide. C’est pourquoi manger beaucoup de sel acidifie l’organisme. Et le problème est exactement le même avec le chlorure de magnésium. L’ion chlorure présent dans cette molécule est exactement le même que dans le chlorure de sodium.

Il va lui aussi augmenter l’acidité du corps… et donc les fuites de magnésium !!

Avec le chlorure de magnésium, l’effet positif (basifiant) du magnésium est tout simplement anéanti par l’effet négatif (acidifiant) du chlore. Vos fuites de magnésium continuent comme avant.

Enfin, l’inconvénient majeur de la plupart des compléments de magnésium, dont le chlorure de magnésium, est qu’ils entraînent des problèmes gastro-intestinaux. En clair, la diarrhée.

Le chlorure de magnésium est une mauvaise forme de magnésium lorsqu’il s’agit de combler une carence, ou pour une supplémentation au long cours mais, en revanche, il a un intérêt très particulier à des moments précis.

Plusieurs études ont montré que le chlorure de magnésium pouvait ralentir la réplication des virus et des bactéries, ce qui aide grandement notre organisme à lutter contre les maladies. Cet effet serait provoqué par la synergie de trois phénomènes : d’une part l’action acidifiante des ions chlorure qui empiète sur le fonctionnement normal des microbes, d’autre part une action directe antibactérienne des ions chlorure, et pour finir l’effet laxatif du chlorure qui permet de nettoyer la flore bactérienne intestinale et empêche le développement de souches pathogènes.

Le chlorure de magnésium ou le Nigari (pour sa forme naturelle) sont donc de bonnes solutions pour lutter contre une attaque virale ou bactérienne naissante (à condition de pouvoir rester proche des toilettes !) mais pas pour combler des déficits, ce qui est une pensée répandue.

Le Chlorumagène est un vieux remède, presque totalement oublié de la plupart des médecins et qui, cependant, peut rendre des services immenses à la santé. C’est un excellent précurseur du chlorure de magnésium.

Son indication officielle est : « traitement symptomatique de la constipation ». Il est vrai qu’il donne d’excellents résultats dans cette indication. La posologie recommandée est de 1 cuillère à café le matin à jeun ou le soir au coucher, mélangée dans un verre d’eau. Il est conseillé de ne suivre que des traitements de courte durée : 8 à 10 jours maximum. Sinon une diarrhée risque de survenir, des douleurs et irritations intestinales voire de troubles hydro-électrolytiques (sodium, potassium…). Les contre-indications sont logiques : insuffisance rénale sévère, maladie du côlon, enfants de moins de 12 ans et prise de certains remèdes cardiaques (digitaline, antiarythmique…).

 Voilà pour ce qui est des données officielles. Mais c’est oublier que le mot « Chlorumagène » fut donné pour indiquer : « qui engendre du chlorure de magnésium ». Le magnésium hydroxyde contenu dans le chlorumagène se transforme au contact du suc gastrique en chlorure de magnésium naissant. Cet aspect « naissant » signifie qu’il a été créé dans l’organisme, ce qui lui donne une action plus grande que celle d’un produit fabriqué en laboratoire. Son pouvoir d’assimilation par l’intestin est également nettement plus important. C’est pourquoi, certains auteurs comme le Dr du Theil considère que le Chlorure de magnésium issu du Chlorumagène est naturel, et de ce fait, ne peut nuire à aucun organe du corps, notamment le rein. C’est aussi probablement ce qui explique que le Chlorumagène a une action moins irritante pour l’intestin que le chlorure de magnésium vendu dans le commerce. De plus, son goût est nettement plus agréable.

Ainsi ce magnésium, en plus de son action sur le transit intestinal, agit très efficacement contre la fatigue et le stress de la personne (d’autant plus que de nombreuses personnes sont carencées en magnésium actuellement). Le magnésium intervient également comme stimulant d’un très grand nombre de réactions de l’organisme. Il a aussi un rôle dans l’équilibre ionique des membranes cellulaires, dans la contraction musculaire et dans la calcification en association avec le calcium. C’est ainsi qu’il permet de garder l’organisme en bonne santé et qu’il prévient les maladies infectieuses. En effet, il semble que le chlorure de magnésium agisse sur le système immunitaire en augmentant de manière importante le nombre des globules blancs macrophages. Il est donc actif sur les virus, comme le virus de la grippe hivernale et probablement également la grippe porcine, le chikungunya… Certains auteurs ont parlé aussi de la diphtérie, de la poliomyélite, de l’asthme, de la bronchite chronique… du cancer, etc.

Bref, le chlorumagène est très utile dans de nombreuses indications. Il serait dommage de s’en priver (sauf contre-indication). Afin de pouvoir réaliser un traitement prolongé, il est conseillé de prendre une posologie légère : ¼ de cuillère à café une fois par jour, deux fois en cas de besoin, mais surtout à jeun, c’est-à-dire un quart d’heure avant les repas. 

 

Quel Magnésium choisir ?

On distingue trois générations de sels de magnésium. Les sels inorganiques tels que le chlorure ou l’oxyde sont utilisés depuis très longtemps comme « dépuratifs », car ils sont très laxatifs. Quant aux sels organiques, comme le lactate, le pidolate, et l’aspartate, ils sont apparus il y a quelques dizaines d’années et sont moins laxatifs. Enfin, une troisième génération récente est apparue, celle des sels liposolubles (solubles dans les graisses) qui n’accélèrent pas le transit. Pourquoi est-il essentiel de choisir un sel non laxatif ? Parce que le but de la prise du magnésium est son absorption.

Les inconvénients des sels de 2e génération

Il est important d’ajouter que si les sels de deuxième génération ont représenté un progrès à l’époque, ils présentent des inconvénients sérieux. Par exemple, le sel le plus utilisé en France est un lactate (dans MagnéB6), c’est-à-dire de l’acide lactique, la molécule dérivée du métabolisme énergétique qui s’accumule lors de la fatigue musculaire et qui donne les courbatures. Par ailleurs, cette molécule est un des déclencheurs d’anxiété les plus utilisés par les chercheurs pour provoquer cet état chez l’animal ! Quant à l’aspartate (Mégamag), le sel le plus utilisé en Allemagne, il devrait tout simplement être interdit. C’est, comme le glutamate, un neuro-excitateur qui provoque des états d’agitation cérébrale, de l’épilepsie et, à l’extrême (justement en cas de déficit magnésien), la mort des neurones !

Alors ?

Pour que le magnésium soit absorbé, il ne faut pas qu’il descende dans les toilettes. Or, le stress agite déjà le tube digestif dit « hyperkinétique ». Un sel accélérateur du transit va donc être très peu absorbé et provoque souvent des inconforts abdominaux et des diarrhées. Par ailleurs, il entraîne aussi une malabsorption d’autres nutriments qui passent de façon trop rapide à travers le tube digestif, perturbant ainsi la flore du côlon. Il est indispensable de prendre un sel liposoluble tel que le glycérophosphate de magnésium qui est le plus utilisé des sels de troisième génération (on le trouve dans la poudre Phosphomag de Nutrixeal, dans le Magnésium 300 + de Boiron ou dans le produit D-Stress de Synergia).

 

Aliments riches en magnésium

Il est certainement important de préciser les aliments riches en magnésium :

- la noix du Brésil : c’est un des aliments les plus riches qui soient en magnésium, tout comme l’amande de chez nous : 250 mg pour 100 g.

- Juste derrière cette noix, il y a un autre aliment très intéressant : c’est le sarrasin, une plante qui se consomme comme une céréale (mais sans gluten) et qui contient un taux record en magnésium : 230 mg pour 100 g, tout en étant nettement moins calorique que du chocolat ou des noix.

- Le chocolat noir n’est pas aussi riche en magnésium qu’on veut le faire croire : 100 gr (une tablette entière) de chocolat noir à 70 % de cacao ne contiennent que 170 mg de magnésium. C’est le cacao pur dégraissé qui est une bonne source de magnésium (410 mg aux 100 g).

- 100 g de spiruline, un « super-aliment », contiennent 400 mg de magnésium, soit la dose quotidienne recommandée.

- De façon générale, un régime riche en fruits et légumes frais est riche en magnésium. En particulier les légumes verts car la chlorophylle dont ils tirent leur couleur concentre un atome de magnésium en son centre.

- les céréales complètes, oléagineux de manière générale et les légumineuses.

- certains coquillages, comme les bulots

- Des eaux minérales sont connues pour leur richesse en magnésium : Hépar, Courmayeur et Contrex. Evitez-les ! Le magnésium y est toujours présent sous forme de sulfate, un des sels de magnésium les moins bien absorbés (encore moins que le chlorure)

- quelques exemples :

 

  • 2 tranches de pain complet = 32mg de magnésium
  • 125 g de riz = 54 mg
  • 200g de lentilles = 64 mg
  • 200 d’épinards = 92 mg
  • Pomme de terre moyenne cuite avec sa peau = 55mg
  • Farine de sarrasin (1/2 tasse) = 150 mg
  • Banane ou kiwi = 40 -50 mg
  • 30 g de chocolat noir = 34 mg

 


 

Derniers points importants : pour éviter que vos réserves de magnésium ne soient siphonnées par votre organisme, limitez votre stress et surveillez votre statut en vitamine D.

 

Chaque fois que vous subissez un stress, lié au bruit par exemple, le cœur s’accélère et vos muscles se tendent. La noradrénaline, un neurotransmetteur, envoie un signal. Une contraction musculaire se produit grâce à l’arrivée de calcium dans les cellules. Mais ce calcium, en entrant, chasse du magnésium hors de la cellule. Ce dernier se retrouve dans le sang puis dans le rein, puis dans les urines.

Quant à la vitamine D, c’est un régulateur de l’absorption intestinale du magnésium mais aussi de sa rétention dans notre organisme au niveau des reins : un déficit en vitamine D, très fréquent chez nous, provoque irrémédiablement un déficit en magnésium à long terme et empêche de retrouver un bon statut.

 

Pensez donc à vous supplémenter en magnésium, c’est un des conseils santé les plus simples et les plus efficaces qui puisse être donné.

C’est donc, vraiment, LE nutriment essentiel dont il ne faut pas manquer.