Le lait est omniprésent.

En dehors de l’alimentation proprement dite, il est parvenu au fil du temps, et au fur et à mesure du développement industriel, à être présenté comme source principale de calcium, mais aussi douceur, enfance, nourriture, pureté, etc... Car le lait a une longue histoire, et la situation aujourd’hui est loin d’être comparable à celle des siècles passés.

 

 

On ne peut pas nier qu’il existe une tradition laitière et fromagère. Nos paysans et l’industrie laitière ont appris à faire quelque chose de ce lait : fromages frais, puis affinés, beurre, yaourt, etc. Chaque région a ses spécialités, diversifiées, fort goûteuses il faut bien le dire, et le lait lui-même s’est fait une place importante dans notre alimentation du fait notamment de l’importance que l’on donne à son calcium.

 

 

Mais cela n’a peut-être rien à voir avec la pléthore actuelle, le phénomène ayant commencé et s’étant aggravé dès la fin de la dernière guerre mondiale.

Jusqu’à cette époque, on peut analyser la situation pour mettre en évidence les différences par rapport à aujourd’hui :

  • Tout d’abord, les mères allaitaient leurs enfants plus longtemps, jusqu’à un an ou même deux ans, alors que de nos jours on allaite que durant quelques semaines, ou même quelques jours, ou encore pas du tout !
  • Les femmes aisées, si elles n’allaitaient pas, prenaient une nourrice ; sinon ils étaient complétés par du lait de brebis ou de chèvre.
  • Et si beaucoup d’enfants mouraient jeunes, s’ils étaient souvent rachitiques, parfois tuberculeux, il faut incriminer la misère, les taudis, la mauvaise hygiène, le travail précoce et les privations qui ne permettaient pas un sevrage normal.


Rappelons que le lait maternel est le seul adapté à l’enfant.

Le lait de femme varie suivant les besoins de l’enfant :

Colostrum les 5 premiers jours, lait de transition du 6ème ou 15ème jour et le lait mature du 16ème jour au 15ème mois.

Le lait de femme contient 6 fois moins de saccharose

Il favorise l’assimilation du magnésium, manganèse, du zinc et surtout du calcium pour éviter le rachitisme.

Il contient du galactose pour la formation de la myéline (système nerveux, moelle)

Il y a une prolifération de lactobacilles bénéfique provoquant l’accélération du transit intestinal et la protection des germes pathogènes, minéraux sous forme de chlorures donc particulièrement assimilables.

L’hydrolyse du lactose est effectué par la lactase, enzyme située dans l’intestin qui se raréfie avec l’âge et disparaît chez certains adultes donc ce n’est pas physiologique.

Il contient les triglycérides, du cholestérol, ces corps gras ont une double utilité :

1) valeur calorique plus interessante que le lait de vache

2) les acides gras sont précurseurs des prostaglandines et optimisent la croissance et la myélinisation du système nerveux central.

3) Les acides linoléiques et alpha linolénique sont 8 fois plus élevés que dans le lait de vache et le gamma linolénique est l’apanage du lait humain

Il contient également des complexes minéraux très bien adaptés : phosphate, citrate, calcium, magnésium, des immunoglobulines qui constituent une forte protection immunitaire, des acides aminées libres, des enzymes digestives surtout la lipase (pancréas).

En sachant que les protéines bovines ont une structure primaire différente des protéines humaines, les minéraux, sodium, calcium, phosphore, magnésium, manganèse, sont en beaucoup beaucoup moins grande quantité que dans le lait de vache. Mais le fer et le Zinc en quantité égale mais les liaisons entre ces minéraux autorisent une absorption optimale.

On trouve également les vitamines ADEK et BCPP

Les leucocytes pour les défenses immunitaires.

Une reflexion de bon sens nous fait dire qu’aucun animal sauvage ne se nourrit du lait d’un autre animal,

Aucun animal sauvage ne continue à boire du lait après son sevrage.

Le lait de vache, de par sa composition fort éloignée de celle du lait maternel, ne constitue pas un aliment idéal pour le jeune enfant. Aussi l’industrie agroalimentaire a apporté des modifications au lait de vache, afin qu’il ressemble davantage au lait humain. Ainsi ont été préparés des laits maternisés, dits aussi « diététiques » ou « infantiles ». Ces laits maternisés se rapprochent du lait maternel, mais des différences majeures persistent :

  • Certaines substances propres au lait humain manquent, comme la gynolactose, les IgA, la lipase,
  • la bétalactoglobuline n’est pas supprimée,
  • et le principal demeure : des protéines bovines sont introduites dans le tube digestif d’un enfant programmé pour traiter des protéines humaines = réactions allergiques !



On constate assez souvent un QI plus élevé chez les enfants nourris au lait maternel, le lait de vache est fait pour fabriquer beaucoup d’os et peu de cervelle et le lait de femme pour développer beaucoup de cervelle et une croissance osseuse lente !!!




 

Pourquoi tant de lait aujourd’hui ?

Pourquoi du petit morceau de fromage accompagné d’un quignon de pain est-on passé à une véritable invasion de l’espace alimentaire par les laitages ? La consommation annuelle par habitant avoisine les 400 kilos ! Mais il n’y a pas que le lait, il y a les fromages, les yaourts que l’on sort si facilement du frigo, le chocolat, les desserts que l’on ne sait plus faire sans lait, les boissons à base de lait, les glaces, les sauces, les biscuits…

En clair, le lait est un marché, et un marché énorme, dont les profits vont principalement aux gros distributeurs et aux multinationales de l’agroalimentaire, lesquels consacrent aux laitages environ 20 % du budget de publicité de l’ensemble des produits alimentaires !

Le lait, une vacherie !

Le Dr Nicolas Le BERRE, dans le titre de son livre « Le lait, une sacrée vacherie ? » (éd. Charles Corlet), énonce cette phrase sous forme d’interrogation ; mais il y répond affirmativement. Et cela pour plusieurs raisons, comme : « aucun animal ne continue à boire du lait après son sevrage », et il ne souffre d’aucune carence en calcium. Alors, il est bon de savoir que notre source de calcium (et autres nutriments) se trouve et s’est toujours trouvée dans nos végétaux : légumes, céréales, fruits, et non dans le lait de vache qui contient du calcium pour son veau, peu assimilable pour l’homme, il faut bien le reconnaître !

Le lait est indigeste !

Le lait est issu d’un ruminant, généralement une vache, mais seulement pour son veau qui possède dans son appareil digestif une grande quantité de présure (utilisée artisanalement pour la fabrication du fromage), au fort pouvoir coagulant. Seul le petit enfant peut produire de la présure pour digérer le lait maternel.

Alors, quand vous buvez du lait ou mangez des laitages, votre système digestif doit produire énormément de lactase (enzyme issue de l’intestin) pour le digérer ; et si la lactase n’est pas suffisante, fermentations et début de putréfaction se produisent. Cette lactase est présente chez l’enfant, mais persiste chez très peu d’individus au-delà de la puberté. Ainsi, à l’age adulte, le lactose n’est plus digéré et passe dans le sang sous cette forme non dégradée où il est allergisant et peu provoquer avec le temps la cataracte.

 

 

On trouve également dans les produits laitiers de la caséine qui est la protéine du lait. Cette protéine est transformée en peptides dans l’estomac. Ces peptides vont être, à leur tour, divisées en acides aminés dans l’intestin pour pouvoir passer dans le sang. Cependant une fraction de ceux-ci, du fait de l’intoxication aux métaux lourds ne seront pas transformés en acides aminés et vont donc entrer dans la circulation sanguine sous forme de macromolécules, responsables de maladies.

L’absorption du calcium provenant des produits laitiers est faible puisqu’il est éliminé à 70% dans les matières fécales. Il a été démontré que les taux d’ostéoporose et de fractures du col du fémur (chez les patients de plus de 50 ans) sont les plus élevés dans les pays où l’on consomme le plus de lait comme la Suède ou les Etats-unis.

 

En Allemagne, le professeur Berg a démontré que les produits laitiers augmentent le taux d’homo cystéine plasmatique. Or, celle-ci entraîne la précipitation du cholestérol sur l’intima artériel c’est-à-dire sur les parois artérielles et veineuses, créant ainsi des dépôts (cette action est due aux protéines contenues dans les produits laitiers).

 

Il faut savoir aussi que la casomorphine, issue de la caséine du lait, diminue l’immunité et entraîne divers maladies : Chutes immunitaires, maladies ORL, dermatoses, asthme, allergies, reflux gastro oesophagiens, régurgitation, colique, diarrhée, migraine, œdème de Quincke, hypoglycémie, règles douloureuses, fibrome utérin, hypertrophie de la prostate, douleur articulaire, spasmophilie, polyarthrite, spondylarthrite, rectcolite hémorragique, thyroïdite, diabète, hépatites chroniques, syndrome de raynaud, fibromyalgie, narcolepsie, infection au candida albican …

L’ingestion de fromage blanc ou de yaourt lors des repas du midi et du soir acidifie de façon prématurée le milieu stomacal. Cela a pour conséquence d’inactiver la pitialine salivaire (qui est une enzyme contenue dans la salive permettant la digestion des farineux). Ainsi, une nouvelle fois, le processus digestif sera perturbé.

Question de graisses ?

On consomme souvent du lait écrémé par peur des graisses animales du lait entier. Sur ce point précis, apportons une correction de taille : ce ne sont pas les graisses du lait qui augmentent le risque de cholestérol dans les artères, mais les protéines du lait. En effet, la consommation importante de produits laitiers augmente la quantité de l’homocystéine plasmatique dans le sang. Et c’est cette substance qui précipite le cholestérol sur la paroi des artères.

Le lait déminéralise !

C’est la phrase sacrilège ! Le lait qu’on recommande à longueur de publicité pour le calcium, pour avoir des enfants solides, pour éviter l’ostéoporose, épouvantail largement utilisé par le corps médical !

Eh oui ! Il acidifie le corps, grignote donc nos réserves...

Or, les pays qui consomment beaucoup de produits laitiers, comme la Suisse, la France, la Finlande, la Suède, la Hollande, les USA, etc... sont aussi ceux où l’on constate la plus forte proportion d’ostéoporose et de fractures du col du fémur après 50 ans.

D’ailleurs, on remarque une concordance entre la consommation importante de produits laitiers et le développement des maladies osseuses, dont l’ostéoporose (Robert MASSON « Diététique de l’expérience » éd. Trédaniel).

Parlons d’allergies !

Les allergies au lait de vache sont de plus en plus nombreuses. À ce sujet, il faut bien distinguer entre allergie et intolérance. Cette dernière est due à un dépassement des fonctions enzymatiques au cours de la digestion. Si elle donne des symptômes souvent voisins, elle suppose cependant une réaction et un traitement différent.

L’allergie au lait proprement dit, ou plus exactement aux protéines du lait de vache : celui-ci contient 3 fois plus de protéines que le lait maternel, protéines dont les plus allergisantes sont la betalactoglobuline, l’alphalactoglobuline et les caséines. Dans ce cas, c’est la tyramine qui est en cause dans l’allergie, davantage que l’histamine.

Or, les produits laitiers sont très riches en tyramines. Le Dr SEIGNALET montre bien ce rôle du lait qu’il accuse d’être à l’origine d’un grand nombre de maladies allergiques, auto-immunes, inflammatoires (rhumatismes) ou infectieuses. Pour lui, on peut très bien se passer du lait si on consomme normalement des légumes, des noix, des amandes, des céréales complètes ou germées, du poisson, des algues, du lait de riz, d’avoine, d’amandes, de soja… Surtout quand on sait qu’il n’y a plus beaucoup de nutriments assimilables dans les laits industriels.

Cette allergie au lait de vache peut se déclencher chez le nourrisson dès les premiers jours de sa vie, entraînant diarrhées, vomissements, infections ORL et effondrement de la courbe du poids. Cette allergie existe aussi chez le grand enfant et chez l’adulte. Ces troubles se manifestent par les pathologies suivantes (la liste n’est pas exhaustive) :

Infections ORL à répétition chez l’enfant = otites, rhinopharyngites, bronchites

  • Asthme
  • Conjonctivite
  • Troubles digestifs
  • Choc anaphylactique
  • Candidose
  • Fatigue
  • Eczéma
  • Rhumatismes
  • Urticaire
  • Cystite
  • Migraine
  • Acné

L’allergie aux polluants.

Hélas, aujourd’hui, rien n’est indemne de pollutions dans la chaîne alimentaire : additifs, colorants, conservateurs, antibiotiques, pesticides, médicaments, etc...

La présence d’antibiotiques dans le lait et les produits laitiers peut provoquer soit directement des allergies, soit sensibiliser peu à peu la personne jusqu’à ce que les symptômes apparaissent réellement.

Décidément, le lait de vache n’est pas l’idéal !

C’est décidé, vous faites une croix sur tout ce qui, de près ou de loin, peut être du lait de vache. Bonne résolution, mais qui mérite malgré tout d’être nuancée, car il existe un élément issu du lait qui est bénéfique pour la santé : le petit lait.

C’est un liquide légèrement acide qui résulte de la coagulation du lait (caséine et présure) pour la fabrication du fromage. Généralement méprisé, ce résidu est jeté ou donné aux petits veaux. Or, le petit lait est débarrassé de tout ce qui fait du lait de vache une sorte de poison : plus de caséine et plus de corps gras. On pourrait dire que le petit lait a gardé le meilleur du lait et laissé le pire dans le fromage !

Dans le petit lait, on retrouve les minéraux, oligo-éléments comme le zinc, le potassium et aussi la vitamine B2. Peu de sodium, des acides aminés sans caséine, des acides orotiques et lactiques. Le petit lait, dépuratif et régénérateur de la flore intestinale, ne présente cette fois que des avantages.

Et il y a d’autres solutions !

Pour bébé et le petit enfant :

Il faut le dire, pour toutes les raisons évoquées, le seul lait qui convienne à un bébé est celui de sa mère. L’idéal serait donc de l’allaiter durant les quatre à six premiers mois. Sinon, la bonne solution de remplacement est d’alterner les laits végétaux : soja, blé, avoine, amandes, etc...

Et pour vous adulte ?

Chez l’adulte, le solution est simple : plus jamais de lait tel quel, plus du tout de produits laitiers, ou le moins possible.

 

Il existe des aliments naturellement riches en calcium et en oligo éléments de haute qualité comme les fruits de mer, les sardines et les oléagineux et qui ne comportent pas les inconvénients des produits laitiers.

De même pour le tableau ci-dessous où les valeurs en calcium sont données en mg par 100 g.

Spiruline 1000 Chou chinois 80
Sésame 783 Datte 70
Alalfa en poudre 356 Huitres 70
Amande, noisette 200 Poisson gras 64
Cresson, persil 200 Céleri, épinard, poireau 60
Figue sèche 170 Lentille 60
Fève, pois chiche 150 Choux 45
Brocoli 130 Pruneau 45
Chocolat 100 Riz 39
Quinoa 80 Haricot vert, radis 34
Les noix 80 Carotte, petit pois, champignon 25
Endive, pissenlit 80 Betterave 20

EFFETS NOCIFS DU LAIT DE VACHE :

-intolérance marquée par ingestion (cela est une chance car arrêt immédiat)

-polyarthrite

-diabète sucré

-sclérose en plaques

-nephropathie

-migraines

-maladie de Crohn

-accidents cardio-vasculaires

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